De Panenka à Zidane : ils ont donné leur nom à un geste technique

29 janvier 2014 - 14:15

Un peu de culture footbalistique en cette période de trève: Article de Ragemag.fr Publié le 3 novembre 2013 à 10:39 par Rachid Zerrouki

Judas, Don Juan, Pythagore, Antoine Parmentier, Louis Pasteur, Zidane. Ces noms, qui n’ont a priori aucun rapport entre eux, ont tous eu le privilège de passer dans le langage commun et d’être associé à un geste ou une action liée au domaine d’expression de leurs propriétaires. Certains se promènent dans les dictionnaires médicaux, d’autres dans les livres de recettes de cuisine ou dans les manuels scolaires de mathématiques. Ceux qui nous intéressent ici errent dans la bouche des commentateurs sportifs, se murmurent dans les tribunes de stades et sont vociférés par des supporters enthousiastes. Retour sur ces sportifs qui ont marqué leur discipline au point d’offrir leur patronyme à un geste technique dont ils ont été les initiateurs.

En ce moment même, n’en doutons pas, dans une favela au Brésil, une ruelle de Bamako ou dans un club de district des Yvelines, un geste inédit se prépare à jaillir; une façon originale de se servir de ses pieds, de ses cuisses, et pourquoi pas de sa tête, voit le jour. Mais pour que ce geste puisse accéder à la postérité, il faut le réussir dans un contexte particulier, à l’occasion d’une finale de Ligue des Champions ou au détour d’un tir au but lors d’une finale d’Euro, avec la victoire d’une nation au bout du pied, autrement chaque auteur d’une de ces actions improbables qui circulent en permanence sur le web pourrait déposer son propre brevet. Ces footballeurs ont donc eu le privilège de donner leur nom à des gestes plus ou moins techniques, à la manière de Dick Fosbury en athlétisme, mais avec une plus ou moins grande satisfaction.

 

Cuautemiña de Cuauhtémoc Blanco

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Exécution parfaite du saut du crapaud

Son prénom a des airs de tirage hasardeux dans “Des chiffres et des lettres” alors en France, on appellera ça plutôt un « saut du crapaud » quand, dans un match, un joueur prend la balle entre ses pieds et saute par dessus les défenseurs qui tentent de l’intercepter.
Le 13 juin 1998, la sélection mexicaine affronte la Corée du Sud dans le premier match de poule du groupe E. Barré par deux joueurs, Blanco bloque sa balle entre les chevilles et saute à pieds joints par dessus les jambes de ses adversaires. Cette combinaison assez spectaculaire et surtout inédite, réalisée à 5 mètres de la surface de réparation coréenne, a été comme on l’imagine abondamment diffusée et commentée à la télévision.

Le joueur aux trois participations à la coupe du monde, est considéré au Mexique comme l’un des footballeurs les plus talentueux et les plus influents du pays. Le fait d’être le second meilleur buteur de l’histoire de l’équipe nationale du Mexique n’y est pas pour rien. Son coup du crapaud, Cuautemiña ou Blanco Bounce, comme on l’appelle dans d’autres contrées, aura fait tout le reste.

Johan Cruyff : « Le Cruyff Turn »

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Que de grâce.

Ne cédons pas à la facilité de nous contenter de l’évocation d’un palmarès exceptionnel. Parce que Johan Cruyff, son talent divin, son charisme insensé et ses cheveux longs, à l’image de son comportement rebelle, en perpétuelle contradiction avec certains préceptes de son époque, c’est bien plus que des trophées. C’est cette même personnalité qui l’a mené à exprimer ses opinions politiques vis-à-vis du franquisme et de la dictature argentine lorsque tous ses confrères se complaisaient dans le mutisme. Et c’est cette image libertaire véhiculée par son jeu offensif et spectaculaire, comme par les cigarettes qu’il fumait à la mi-temps, qui ont construit une légende qui n’a rien à envier à celle de Pelé ou Maradona. Alors forcément, Cruyff, c’est bien plus qu’un geste. C’est peut être pour cette raison, et aussi parce que le Cruyff turn est tellement rentré dans les mœurs footballistiques que son nom est franchement tombé aux oubliettes.

Une feinte de frappe, un crochet intérieur pour faire passer la balle derrière sa jambe d’appui, et le tour (de magie) est joué ! Ce dribble d’attaquant, les joueurs du monde entier l’empruntent désormais tous les week-end au “Hollandais volant”, mais c’est le public du Westfalenstadion de Dortmund qui a eu le privilège d’assister pour la première fois au coup de rein magique de Cruyff, à l’occasion d’un match de poule de la Coupe du monde 1974, face à la Suède… et c’était beau.

Manoel Francisco dos Santos, dit Garrincha : « le crochet de Garrincha »

« A une passe de Didi, Garrincha fonce
Le cuir collé au pied,le regard vif
Dribble l’un, dribble deux et se repose
Comme pour évaluer en cet instant le coup.
La précision l’investit,il s’élance,
Plus rapide que sa propre pensée,
Dribble l’un et puis deux-le ballon file
Heureux entre ses pieds ailés !
D’un seul élan saisie la foule repentante
Dans un acte de mort se dresse et crie
Son unanime chant d’espérance.
Garrincha,l’ange,écoute et répond. Goooool!
C’est une pure image : un G shootant un O
Et, tout seul dans le but,un L.C’est la danse pure. »
Vinicius de Moraes

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Le crochet de Garrincha

Le Brésil, c’est ce pays d’Amérique Latine où le poète se prend d’admiration pour le footballeur et met son lyrisme au service de sa glorification, O Anjo de Pernas Tordas (L’ange aux pieds tordus) comme on le surnommait aura fait oublié ses déboires conjugaux, son addiction à l’alcool et ses blessures récurrentes en menant à lui seul la Selecao au sacre en 1962. Hommage ultime, hormis celui qui lui est rendu par Eduardo Galeano, l’un des pus grands écrivains d’Amérique Latine : son village natal de Pau Grande s’appelle dorénavant Garrincha.

Parmi toutes les raisons qu’il a donné à la postérité de le retenir dans sa mémoire, même les plusieurs accidents de la route dont il est responsable, dont l’un qui tua la mère de la chanteuse Elza Soares, sa maîtresse d’alors, n’auront pas marqué l’amoureux de Football autant que son fameux crochet vers la droite. Gracieux et extrêmement vif, il fut sa marque de fabrique la plus tenace, connue de tous les défenseurs du monde et pourtant, toujours couronnée de succès en match.

René Higuita : la « Higuita » aussi connue sous le nom du « coup du scorpion »

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Le coup du scorpion

« Il a été si important qu’il m’a rendu plus célèbre que le fait de jouer en sélection, de tirer les coups francs, de dribbler des adversaires jusqu’à l’autre bout du terrain, ou de faire un relooking extrême. Le «Scorpion» m’a laissé une marque indélébile », raconte Higuita des années après son geste à la revue colombienne Revista Soho.

Le 6 septembre 1995 au Stade de Wembley, l’Angleterre et la Colombie s’affrontent lors d’un match amical. Alors que les deux équipes sont encore à 0-0, les Anglais ont le ballon en attaque sur l’aile droite. La balle revient au centre vers le milieu de terrain, Jamie Redknapp reprend sans contrôle avec un centre-tir. La tentative est ratée et n’a rien pour inquiéter “El Loco” (le fou), comme on le surnomme. C’est pourtant le moment où il va choisir d’offrir aux spectateurs le privilège de l’un des gestes les plus inattendus de l’histoire du Football. Higuita recule un peu, saute en arrière et propulse le ballon hors de la surface à l’aide de ses talons : Le coup du scorpion est né.
Il avouera qu’à la base, son intention était plutôt de bloquer la balle entre ses chevilles. Mais à l’entrainement, en tentant le geste, René dégage involontairement le ballon avec ses talons et la parade plait beaucoup à ses coéquipiers.
« Tout le monde était content, mais j’attendais le moment que m’arrive un ballon en cloche et pas trop puissant, à parfaite hauteur, pour pouvoir le réaliser durant un vrai match. »
Et le tir parfait arrive donc ce jour de septembre 1995, à Wembley.

Le geste n’est ni tellement splendide ni décisif, et nul doute qu’aujourd’hui en Europe, celui qui veut imiter Higuita, même en match amical, mettra inéluctablement en péril sa place de titulaire, et en grand danger sa crédibilité aux yeux de ses partenaires. Mais voilà, Higuita s’inscrit parfaitement dans cette tradition de football purement sud-américain qui se veut fantasque et qui sacrifie bien volontiers l’efficacité sur l’autel du spectacle. Un peu trop jugeront certains… Lors de l’affrontement entre la Colombie et le Cameroun en huitièmes de finale du Mondial 90, le temps règlementaire s’achève sur le score de 1-1. Alors que les deux équipes jouent les prolongations, Higuita sort de sa surface avec le ballon et le perd face à Roger Milla. Ce dernier en profite pour inscrire le but de la victoire pour sa sélection dans le but vide. Pour tout commentaire, l’attaquant camerounais, en mode Alain Delon, lâchera cette sentence qui, elle aussi, tutoiera la postérité : « Il voulait me dribbler, or on ne dribble pas Milla ».
17 ans après, pour ceux qui l’aurait raté la première fois, El Loco a de nouveau réalisé son geste pour une chaîne de télévision saoudienne. Le coup du scorpion n’a plus la fraicheur d’autrefois et son auteur a perdu de sa souplesse… Mais qu’importe, avec 68 sélections pour l’équipe nationale, 8 buts inscrits, dont un coup-franc gravé dans les annales, marqué au mythique José Luis Chilavert lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 90, et son coup du scorpion, Higuita a inscrit son nom au Panthéon du football. Ni les rides, ni des publicités kitchs au possible pour du jus d’orange, ne lui enlèveront ce privilège.

Rabah Madjer : La Madjer

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La Madjer est née.

Nous sommes au printemps 1987. Porto, face au grand Bayern de Munich, dispute sa toute première finale de C1, celle-là même que le voisin et rival Lisboète du Benfica a déja gagnée. La 77e minute arrive et les Dragons de Porto, sont menés 1-0. Pas les meilleures conditions pour ajouter son nom à la glorieuse liste des vainqueurs de la Ligue des Champions.
Mais ces minutes, souvent nommées le money time, sont propices à la prouesse footballistique. Elles nous ont offert la volée féerique de Zinedine en Finale de Ligue des Champions contre Leverkusen en 2002 ou encore celle de Trezeguet en finale de l’Euro face à l’Italie en 2000. Le Bayern va en faire les frais. Juary décale Rabah Madjer qui, à l’arrache, tente une talonnade hasardeuse derrière sa jambe d’appui. L’improvisation est parfaite, le but est somptueux. La technique, l’instinct, folie et le contexte se sont concertés pour déjouer la raison : Rabah vient d’inventer la Madjer.

« Ce match là, c’est mon plus grand souvenir. Je marque un but, je donne une passe décisive et je gagne un titre qui reste à vie dans un palmarès. Je n’avais jamais pensé atteindre un jour ce stade. » dira-t-il à FIFA.com. Parce que oui, pas plus de deux minutes après son geste génial,, Rabah offre le but de la victoire au même Juary. Porto est sacré champion d’Europe, et Madjer est sacré ballon d’or africain la même année, devenant une légende du football algérien.

Antonin Panenka : La Panenka

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La République Tchèque est sacrée sur ce penalty.

Le 9 Juillet 2006 dans les tribunes de l’Olympiastadion à Berlin, Bernadette attend la confirmation alors que Jacques Chirac est lui déjà aux anges : comme près de 700 millions de personnes à travers le globe, il vient de voir une Panenka signée Zinedine Zidane en finale de Coupe du Monde face à l’Italie de Buffon.
Zinedine a sublimé la Panenka, mais Antonin l’a inventée dans un contexte tout aussi empreint de gravité où les secondes jouaient à être des éternités. En 1976, l’Euro se déroule en Yougoslavie. En menant 2-0 après 25 minutes de jeu, les Tchèques, opposés à la RFA sont euphoriques. Mais l’égalisation de Hölznbein à la 89ème minute conduit les équipes en prolongations, puis aux tirs aux buts. Alors que les Tchécoslovaques mènent 4-3, Uli Hoeness s’élance et envoie le ballon au-dessus de la cage adverse. Antonin Panenka possède alors le destin de sa nation dans ses pieds. Il se présente face à l’immense gardien allemand, Sepp Maier. Il va parier sur un plongeon anticipé de ce dernier et, en ce sens, il caresse le ballon d’une pichenette aussi astucieuse que surprenante. La Tchécoslovaquie triomphe et lègue au monde du football ce geste génial : la Panenka.

Pour certain cette frappe souligne l’audace du tireur, pour d’autres, le but est avant tout d’humilier le gardien. Ainsi, lorsque l’attaquant marseillais, Loïc Remy, marque une Panenka dans les ultimes minutes d’un match face à son ancienne équipe de Nice, l’entraineur accable ce choix : « Est-ce que c’est bien de faire ça à un gardien avec qui tu as travaillé pendant deux ans ? Je ne sais pas. »
Chacun peut estimer si cette tentative est dictée par la classe ou par l’orgueil de celui qui la tente, voir par une envie machiavélique de mortifier le gardien en allant jusqu’à mettre en jeu sa propre crédibilité. Mais une chose est sure : la rater revient à s’exposer aux pires sarcasmes des commentateurs hilares que nous sommes. Ils sont nombreux à pouvoir en témoigner, de Cantonna, qui n’est pas parmi les derniers quand il s’agit de mettre ses pieds au service de la fanfaronnade, à Landreau et sa Landrenka tentée en finale de la Coupe de la Ligue 2004, tous n’ont pas eu la réussite insolente de Zinedine.

Jean-Pierre Papin : « la Papinade »

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Extrait du journal La Provence.

Pour faire une bonne Papinade, il faut de la magie, de l’impossible, de la grinta et un peu d’insolence, aussi. C’est Alain Pécheral, journaliste à La Provence qui est à l’origine du néologisme.
C’est lors du match OM-Niort 1-0 le 6 mai 1988 que Papin fera jaillir l’expression sous la plume du journaliste. Il venait de voir une volée « spectaculaire et parfaite, mais déclenchée hors de toute raison », dira-t-il. Il faut avouer que la Papinade n’a rien de ces gestes orthodoxes qu’on enseigne dans les écoles de football. Elle tient au bonhomme, à l’inspiration et à « cette étonnante relation affective avec le ballon qui permet au joueur de jauger, tel un ordinateur, la trajectoire, la vitesse, le “poids” de l’objet, et de traduire instantanément l’angle de frappe et le dosage de celle-ci » explique Alain Pécheral.

Le premier prototype de la Papinade a été réalisé un peu avant, face au Matra Racing, qui s’était soldé par un 2-0 avec Pascal Olmeta dans les buts. C’était le 20 Décembre 1986, et le joueur avait réservé un joli Papin de Noël à ses adversaires.

Zinedine Zidane : « La roulette de Zidane »

Les appellations sont presque aussi nombreuses que ceux qui s’y sont essayés : le Marseille turn, le 360°, la Maradona, la Roulette ou la Gringo, et il est fort probable que dans le pays qui a vu grandir « El Pibe de Oro » (le gamin en or) on réfute l’appellation que l’on donne en France au dribble qui consiste à entraîner la balle du plat du pied en tournant sur soi-même pour passer entre deux adversaires. Zidane en a utilisé toutes les variations : au lieu d’utiliser sa semelle pour traîner la balle, il utilise parfois la cambrure du pied et effectue le geste à une très grande vitesse, en un seul mouvement, contrairement aux autres joueurs qui le décomposent souvent en deux temps.
Son aisance à l’œuvre et les moments qu’il choisit pour étaler toute sa magie le distinguent des nombreux autres prétendants à l’avoir réussie durant un match : Alessandro Del Piero, Lionel Messi, Ronaldinho, Cristiano Ronaldo, Thierry Henry, Kaká, Ronaldo ou encore le Gunner Aaron Ramsey. Mais le premier à l’avoir tenté semble être Diego Maradona face à la Juve, lorsqu’il évoluait à Naples, une dizaine d’années avant les exploits de Zidane.

zidanne-roulette

Roberto Carlos subissant la Roulette de Zidane.

Maradona l’a initiée, Zidane en a été l’incontestable ambassadeur. Alors, à qui l’attribuer ? Match nul juge RAGEMAG. La Roulette comme le rap appartient à la rue : celle des petits espaces au sol dur, le long des couloirs de lycée, jusqu’à ce que le surveillant mette un terme au jeu , en bas de immeubles, usines à dribbleurs, des cités. Zidane et Maradona avant lui ont eu le génie et le talent de transposer le jeu de la rue dans un stade. Dans leurs regards se conjuguent immeubles et tribunes, l’adversaire est leur petit frère, le gardien de but et leur imaginaire. Et tout en conservant les gestes subtiles de la rue, leur jeu prend, et ils sont les seuls à savoir comment, la dimension nécessaire à l’expression dans un vrai stade de Football.

Commentaires

U8/U9

La phase printemps vient de reprendre, l' équipe 1 joue au niveau 1 rassemblant les clubs de laon,aulnois,sissonne,charmes,ol.st quentin,harly itancourt,chauny.

Félicitations aux joueurs qui méritent de se confronter aux clubs huppés du département au vu d' une première phase exceptionnelle.

L'équipe 2 joue avec les équipes u8/u9 du secteur chaunois.

Bravo à ces jeunes qui continuent leur apprentissage après une première phase méritoire.

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